2. L'arrivée, le début.
Je me réveillai, même si je doutais de m'être endormie, en effet j'étais debout au bord de l'océan, je ne savais pas combien de temps s'était écoulé depuis cette lumière mais je savais que je n'étais plus à Paris, je me retournai vers la route qui longeait la plage et j'avisai un panneau : La Rochelle. A environ quatre heures de train de Paris ! De désespoir, je me laissai tomber sur le sol, je ne comprenais pas... Au bout de quelques minutes, je réalisai que j'avais mal, le seul petit souci, c'est que j'avais mal à un endroit de mon corps qui n'existait pas... Je me relevai aussi sec, et essaya de toucher mon dos, ma main rencontra alors quelque chose de doux. Et alors là, je me dis que je rêvais, c'était tout bonnement impossible, j'avais des ailes... des ailes douces, longues, blanches, comme celles d'un aigle. C'était imaginaire. Je me rassis, en prenant garde cette fois ci à ne pas écraser mes « ailes ». Je réfléchis intensément. Soudain, je vis au loin des silhouettes, et pris peur. Je me levai et détala en direction des rochers bordant la mer, ayant pour intention de mi cacher. Puis, je réfléchis, autant fuir jusqu'au bout, je regardai mes ailes les agita, et leurs fis faire quelques mouvements. Apparemment, mon corps savait les utiliser, je me ramassai sur moi-même et décollai. Après quelques battements d'ailes quelque peu désordonnés, mon vol devint plus harmonieux et je pris la direction de la mer. Voler était une sensation magnifique, je pouvais sentir le vent fouetter mon visage, voir les millions de nuages s'étendant dans le ciel, entendre les centaines d'oiseaux sillonnant ce même ciel en ce moment, et je me demandai si je pourrais un jour redescendre, me poser. Voler, était tellement mieux ! Malheureusement je savais bien que voler éternellement était impossible, que faire ? En partant je ne m'étais pas demander où aller, certes l'océan était grand mais que suis devenue ? Jamais je n'avais entendue parler de gens qui volaient... Ni rien d'approchant d'ailleurs, mon monde avait toujours été normal. Bien que tout le monde puisse avoir son point de vue sur le mot normal, le mien était déjà fixé, voler n'était pas normal pour un être humain normalement constitué... En m'envolant tout à l'heure j'avais pensé fuir, mais je savais parfaitement qu'il était impossible de fuir toute sa vie, quelque soit le lieu ou j'irais, les gens me montreraient du doigt en chuchotant ou pire brandiraient des fusils pour m'en chasser. J'avisai un rocher dépassant de la mer et m'y posai. En m'asseyant, je réfléchis tout d'abord à l'endroit où je pourrai aller, j'écartai tout de suite l'option de retour à la maison, j'y serai chassée comme une malpropre. J'étais arrivée à La Rochelle, je ne savais pas comment ni pourquoi mais il y avait certainement une raison. Donc j'y resterai et tacherai de découvrir ce que j'étais devenue... Je ne devais pas être unique, d'autres devaient comme moi se demander comment ils étaient devenus ce qu'ils étaient, je tacherai de fouiller La Rochelle, et si je ne trouvais rien je partirais a Paris, puis je ne savais où. Moi qui étais partie pour trouver mes parents... Déjà faudrait t'il que je me retrouve moi-même. Quelqu'un pourra forcement m'aider. Ce dont j'étais certaine, c'est qu'il valait mieux qu'on ne me voie pas, je ne voulais pas être disséquée par des scientifiques, qui le voudraient d'ailleurs ? Je sortis mon portable de ma poche et regardais l'heure, il était cinq heures vingt. Je décidais d'attendre la nuit, même si de nombreuses personnes continuaient à arpenter les rues lorsque le soleil était couché, c'était beaucoup plus discret. Si l'on avait été en hiver, je n'aurais pas eu à patienter longtemps, mais fin juillet, je devais attendre au moins quatre heures. Pendant ce temps, je décidais de m'envoler, et de tester mes compétences en « endurance de vol », peut être ne pouvais-je voler que quelques heures De nouveau je me ramassai sur moi-même et décollai. La sensation était toujours la même, un sentiment de liberté et de calme absolu. Je flânais, tout en veillant à me rappeler la direction de la terre, j'aurais eue l'air maligne si je ne parvenais pas à retourner à la Rochelle. Après une heure de vol tranquille je commençai à prendre de l'assurance et m'essayai à quelques loopings, ce n'était pas si dure que ça, et c'était plutôt marrant, je fis également la course avec des oiseaux qui effrayés s'enfuyaient a tire d'aile. Au bout de trois heures, toujours pas fatiguée, je retrouvai mon rocher, je ne sais comment, et m'y assis en attendant que le soleil se décide enfin à disparaître. A vingt heures sachant que j'avais mis environ 40 minutes à arriver ici je décollai en direction de la terre. Comme je l'avais calculé, j'arrivai là bas une fois le soleil couché.
Je me posai sur un quai, dont je mémorisai le nom : le quai du Bout Blanc, on ne savait jamais, ça pouvait s'avérer utile... Je ne m'étais jamais retrouvée dans une telle situation, et je ne savais donc pas par quoi commencer. Comment faire pour fouiller une ville ? Je décidai de commencer par le commencement. Tout d'abord je m'envolai et longeai la mer à la recherche de la plage ou j'avais débarquée. Au bout d'une dizaine de minutes je la retrouvai, reconnaissant les rochers et le sable fin qui s'y trouvaient. Me posant je cherchai l'endroit exact ou je m'étais « réveillée ». Je me positionnai par rapport au panneau et aux rochers. Alors que je pensai l'avoir trouvé, le sol ce déroba soudainement sous mes pieds. J'eu l'impression de m'enfoncer dans le sable, puis rapidement sans me laisser le temps de comprendre, je me retrouvai sur un sol de pierres humides et sombres, je me relevai lentement, en effet j'étais un peu patraque suite à ma chute. Au bout d'un moment, lorsque mes yeux se furent habitués à la pénombre, je détaillai l'endroit en question. C'était une sorte de couloir apparemment souterrain fait de pierres, celles-ci, étaient froides et humides. Je levai la tête pour voir d'où j'étais tombée, je ne vis que de la roche ; étrange... De toute façon je n'étais plus à une étrangeté près. Désormais, plus rien ne m'étonnait. J'étais comme ça, si les choses étaient trop dures à encaisser, je me déconnectais, si on peut dire ça comme ça. Cette technique m'avait permis de survivre, car c'était ça le but en fait, survivre...Si face à mes « parents », j'avais put survivre, je pouvais faire la même chose ici sans aucun problème. En effet, je m'étais habituée aux situations extrêmes, peut-être me direz vous que c'était bien différent, mais pas tant que cela. Apparemment, le tunnel était vide, je me décidai pour un coté ou l'autre, et je partis finalement vers la droite. Ce souterrain était étrange, il ne tournait jamais, de temps à autres, il y avait des croisements, mais parfaitement perpendiculaires les uns aux autres, par contre, il montait ou descendait légèrement. Au bout d'environ 130 mètres, je fus surprise par une carte accrochée au mur. La voici :
Je me perdis d'abord dans l'observation de la carte, puis, un lien se fit dans ma tête, ces lieux étaient habités ! Réalisant ceci avec horreur, je me mis à courir vers la sortie indiquée. Cet escalier représenté en rose : la couleur signalée dans la légende comme entrée/sortie, semblait être mon unique chance de survie. Au bout de ce qui me parut une éternité, j'arrivais enfin à la sortie, je pris le colossal escalier et monta une centaine de marches avant de refaire surface dans une pièce percée d'immenses fenêtres, je me précipitai jusqu'à la porte ou un écriteau indiquai « exit » et me retrouvai enfin a l'air libre. Malgré l'impression que je détenais, j'avais passé moins d'une heure dans l'immense souterrain. Cette révélation que j'avais eue, le fait que le souterrain soit habité, me choquait. De plus, comment avais-je atterris là bas ? Passer à travers le sable et la pierre était quelque chose d'encore moins réaliste que ce que j'avais fait jusqu'à présent. Je jetai un coup d'½il à ce qui m'entoura et me rendis compte que j'étais de retour au quai du Bout Blanc ! Etonnant, je n'avais pas remarquée la petite maisonnette que je savais désormais qu'elle menait à cet étrange réseau souterrain. Je m'assis sur un muret proche et commençai à réfléchir. En y pensant bien, rester là bas aurait été un bon moyen de me renseigner sur ce qui m'arrivait, en effet ce lieu semblait être relié à mes ailes. Sans doute fallait-il y retourner. Mais il était possible que les personnes habitant dans le souterrain me soient hostiles... Oh et puis qu'importe, je me relevai et me dirigeai vers la maisonnette. La porte s'ouvrit d'elle-même lorsque je m'approchai, ce qui m'effrayai, quelqu'un devait donc la contrôlée, j'observai les murs alentours en m'attendant à trouver une camera, mais rien. C'était de plus en plus étrange. Et me disant bien que c'était la plus grosse erreur de ma vie, je descendis l'imposant escalier pour me retrouver de nouveau dans ce souterrain humide et terrifiant. Les couloirs d'environ cinq mètres de large me donnèrent une idée, je m'envolai pour aller plus vite, aucun problème, j'aimais vraiment voler. Je me posai près de la carte et l'observai de nouveau.
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Alors là, pour la Rochelle, je suis très fière, j'ai fais des recherches, le quai du bout blanc existe vraiment!!! Bon quand a savoir s'il y a une maisonette, xD, c'est trop demander. Et la plage bah, j'en sais rien non plus, mais bon, il doit forcement y avoir une plage du genre a la rochelle, non?